Actions culturelles autour du spectacle Le Bal des hippocampes

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À partir du collège

Nous proposons après le spectacle, un temps d’échange sur les processus de création ainsi que sur le rôle de l’objet artistique pour questionner des sujets complexes et parfois clivants que sont la justice et la révolte.

Théâtre et éloquence

Des exercices ludiques, des mises en situation d’injustice sont menés avec le groupe, pour leur faire éprouver différents sentiments liés à la thématique et afin de libérer la parole. Chacune et chacun, à partir d’un sujet commun, travaille et défend son argumentaire à la manière des avocats. L’atelier théâtre permet de prendre la parole avec plus de maitrise, de travailler la posture, la diction, l’élaboration et la construction d’une réflexion et d’une idée.

Musique

Des ateliers musicaux basés sur la polyrythmie permettent aux élèves de jouer ensemble des séquences rythmiques qu’ils élaborent avec nous. Ateliers basés sur la pratique rythmique à partir de manches de pioches ou de balais, économique et facile à construire. La coordination, l’écoute, l’improvisation et l’analyse de la pratique en temps réel amèneront les élèves à l’autonomie.

Les ateliers prennent en compte la mise en espace, les contraintes des lieux et des horaires et questionne l’idée que de la contrainte naît la liberté. Réflexion indispensable pour la création, particulièrement pertinent dans le contexte actuel.

La Culture dans la société

Enfin les ateliers permettent de questionner la place de la culture et de l’art dans la société. Qu’apporte la pratique artistique à l’individu, enfant ou adulte ? au citoyen ? à la victime ? au coupable ? Quel grand projet pour la Culture pourrions-nous imaginer ensemble ?

Un contexte historique pour concevoir nos ateliers

Notre personnage principal et historique, Paquie, a traversé différentes époques et épousée bien malgré elle, les luttes pour faire triompher certaines idées de la justice.

L’amour, la jeunesse et mai 68

Tout d’abord, fille d’une famille de résistants de la 2ème guerre mondiale, elle fréquente un migrant sénégalais peintre en bâtiment et décide de ne pas passer son BAC, on est en 1968 et la société française explose. Tous deux traversent cette période révolutionnaire où la jeunesse se révolte et exprime son désir de liberté absolue. Elle bouscule les codes d’une famille traditionnelle.

La défense du plus faible et le crime raciste

Elle épouse Tony, et donne naissance à un 1er garçon. À quelques mois de la naissance du deuxième, un matin Tony s’interpose dans une bagarre à Lyon dans un bar de Perrache, prenant la défense d’un artiste de cirque nain agressé par un homme violent. Celui-ci lui tire à bout portant dans l’abdomen. Tony meurt à 24 ans un mois et demi plus tard à l’hôpital. Le criminel avouera au procès avoir tiré car il était noir. La liberté de penser, la liberté de croire, la liberté de rire de tout et de tous sont des sujets contemporains que le terrorisme ébranle.

Le racisme au quotidien

Pendant que Paquie essaie de surmonter cette épreuve, la famille prend le relais et découvre avec effroie le racisme au quotidien avec ces deux enfants métisses. leur vision de la société change par la force des choses. Une prise de conscience se fait. Les évènements récents dans le monde occidental montrent que le sujet n’est pas clos.

La peine de mort

Avant 1981 la peine de mort existe toujours en France. Paquie devient une fervente opposante à la peine de mort, son message est d’autant plus fort qu’elle vient de perdre son mari. Il existe encore de nombreux pays qui appliquent la peine de mort.

Le Groupe d’Action Judiciaire

Jusque dans les années 80 lorsque vous étiez une victime et que le coupable était condamné à vous verser des indemnités mais qu’il était insolvable, vous n’aviez rien d’autres que vos yeux pour pleurer, vous pouviez du jour au lendemain vous retrouver à la rue, avec les huissiers à vos portes, comme l’ont vécu Paquie et ses enfants. Les coupables eux, étaient logés, nourris, pouvaient bénéficier de programmes éducatifs, sportifs, psychologiques. Paquie se joint au GAJ qui cherche à faire évoluer les lois et prendre en compte les victimes. Aujourd’hui les victimes du terrorisme sont directement concernés par cette situation mais désormais mieux protégés par nos lois.

La résilience par l’art

Paquie malgré ses combats pour la justice n’a jamais touché un centime ni obtenu aucune reconnaissance, et ses enfants non plus. Elle est désormais à la retraite. Elle a fait de son mieux pour élever ses enfants, comme elle a pu avec ses moyens. Elle voulait être institutrice mais sans diplôme, impossible, alors elle a travaillé toute sa vie en tant que secrétaire dans une grosse usine à Pierre-Bénite. C’est là qu’elle a découvert la peinture avec le dispositif « les Travailleurs et les Arts » fondé après la guerre. En effet, l’usine ayant un peu trop fricotée avec les allemands durant la guerre, ce dispositif leur fut imposé à la Libération pour promouvoir l’Art et la pratique artistique dans l’usine et à destination des travailleurs. Un local leur était fourni, ainsi que des moyens pour peindre, sculpter, écrire…

Les témoignages et les correspondances historiques

Paquie a conservé ses correspondances avec Mitterrand, Badinter, Giscard d’Estaing, Léopold Senghor, Fabius, Colomb… Ainsi que ses Prix en peinture décernés par jean Ferrat, Mick Michel, Fuzaro… Mais aussi les articles de presse, les témoignages d’auditeurs de radio qui avaient suivi son histoire dans des émissions.

Les peintures de Paquie

On trouve dans son œuvre, un certain nombre de références à la liberté, à la symbolique des êtres et des choses. Une vision multiple de la complexité d’une vie se déploie dans ses couleurs et ses thématiques. Ses peintures sont très intuitives.

Une rencontre possible

Sa vie pas si ordinaire que cela a traversé de plein fouet l’histoire contemporaine française. Elle peut en témoigner avec simplicité et rencontrer aussi les élèves pour échanger.

Actions culturelles autour de ce spectacle

Découvrez le spectacle imaginé autour de cette action culturelle pour prolonger l’expérience, favoriser les échanges et créer des moments de partage avec les publics.

Le Bal des Hippocampes

Une manière sensible de remonter à la source de notre histoire commune

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